2010 Réunion à Vilnius, Lituanie

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Coalition

Crée dans le cadre du Forum sur la Gouvernance de l’Internet (IGF) à Rio de Janeiro (2007), la Coalition Dynamique pour la Diversité Linguistique de l'IGF regroupant des acteurs intéressés et œuvrant dans le domaine de la diversité linguistique dans le cyberespace. La Coalition est coordonnée par Maaya - Réseau Mondial pour la Diversité Linguistique (www.maaya.org).

Objectifs de la Session

Les objectifs de la session étaient :

  • d'examiner les progrès accomplis dans le domaine de la diversité linguistique depuis la dernière édition de l’IGF ;
  • de partager des informations de la part des membres de la Coalition ;
  • de passer en revue les priorités concernant la diversité linguistique dans le cyberespace ;
  • de préparer un document de recommandations et un rapport d'activités au nom de la Coalition pour l'IGF.

Participants

Modératrice et Rapporteur :

Viola Krebs, Maaya / ICVolontaires

Participants à la discussion :

Membres de la Coalition Dynamique

L’inscription à la Coalition dynamique est un processus informel qui est ouvert aux organisations intergouvernementales, aux gouvernements, à la société civile, au secteur privé et à toute personne intéressée. Pour plus amples informations, voir : http://linguis.tk.

Résumé de la Session

English version

De gauche à droite : Nii Quaynor, Andrew Mark, Deirdre Williams, Andrey A. Shcherbovich, Chantal Lebrument, Michel Peissik, Viola Krebs, Tijani Ben Jemaa, Louis Pouzin, Pierre Ouedraogo, Lapo Orlandi, Daniel Pimienta, Divina Frau-Meigs, Emmanuel V. Adjovi, Pierre Dandjinou
De gauche à droite : Nii Quaynor, Andrew Mark, Deirdre Williams, Andrey A. Shcherbovich, Chantal Lebrument, Michel Peissik, Viola Krebs, Tijani Ben Jemaa, Louis Pouzin, Pierre Ouedraogo, Lapo Orlandi, Daniel Pimienta, Divina Frau-Meigs, Emmanuel V. Adjovi, Pierre Dandjinou

16 septembre 2010, de 11:30 à 13:30, dans la salle de réunion 7, Vilnius, Lituanie

Viola Krebs, Modératrice de la session, a ouvert le débat avec une brève présentation sur les principaux enjeux liés à la diversité linguistique dans le cyberespace. Elle a mentionné 1) la mesure de la diversité linguistique sur le net, 2) les noms de domaines internationaux (IDN), 3) les polices/scriptes et leurs standards, 4) la génération contenus, 5) la promotion de l'alphabétisation numérique et 6) les moteurs de recherche.

Depuis le début de l’humanité, il est estimé qu’un total d’environ 40.000 langues ont été parlées. Aujourd'hui, il en reste que 6.000 qui sont encore utilisées. Parmi elles, seules environ 350 sont présentes dans le cyberespace. Une des questions est donc de savoir non seulement comment passer au prochain milliard d'utilisateurs d'Internet, mais également comment rendre disponibles des contenus dans plus de langues. Mme Krebs a mentionné quelques statistiques actuelles concernant les langues en ligne. Elle a fait remarquer que seulement 4% de tous les utilisateurs vivent en Afrique, avec un taux de pénétration de 5%. En Europe, se trouvent 27% des utilisateurs mondiaux, avec un taux de pénétration d'environ 48%. En ce qui concerne la répartition des langues, 30% du contenu est en anglais, 17% en chinois, 9% en espagnol, 7% en japonais, 5% en français et 5% en allemand.

Elle s'est référée à Funredes pour l’actualisation des chiffres. Daniel Pimienta de Funredes a noté que les chiffres disponibles datent d'il y a quelques années et que de nouveaux chiffres ne sont pas disponibles en raison de l'expansion massive du Net et des limites techniques liées aux outils jadis utilisés pour obtenir ces statistiques.

Après le bref résumé des principales questions par la modératrice, la discussion a été ouverte aux différents membres afin qu’ils formulent des recommandations spécifiques autour de la diversité linguistique dans le cyberespace.

Les principales questions soulevées dans la discussion ont été les suivantes :

Mesurer la diversité linguistique dans le cyberespace

Comme l'a souligné Daniel Pimienta de Funredes, mesurer la diversité linguistique dans le cyberespace représente un enjeu majeur. Les statistiques sont obsolètes, car il est impossible actuellement d'utiliser les outils qui ont permis de mesurer la diversité linguistique par le passé. Il est donc question de voir comment développer de nouveaux outils. Ceci demande un investissement en temps et en énergie.

Les noms de domaines internationaux (IDN)

Tidjani Ben Jemaa de FMAI, Tunisie, a fait valoir que les IDN ne sont que superficiels. Il a souligné que tant qu'il est nécessaire de traduire de l'Unicode en ASCI et de l’ASCI à l’Unicode, ils ne sont pas véritablement multilingues. Afin de changer cette donne, il serait nécessaire de changer le système.

Les scripts et leurs normes

Un participant de Serbie (participation en ligne) a demandé comment les scripts pouvaient être utilisés au mieux.

Chantal Lebrument d’Eurolinc s’est montrée d’accord avec M. Ben Jemaa en ce qui concerne les IDN. Elle a ensuite souligné qu’à son avis un problème beaucoup plus urgent était le lien entre les scripts et les claviers (considérations techniques). Elle a mentionné la langue arabe pour laquelle le clavier doit à la fois fonctionner de gauche à droite pour les caractères latins et de droite à gauche pour l'arabe.

Démocratie, diversité et accès aux outils et aux informations

Plusieurs orateurs ont partagé leur point de vue sur l’évolution de l'utilisation de la langue anglaise comme langue internationale dominante. Ils ont donné des exemples de contextes où l’anglais commence rapidement à dominer comme dans des systèmes éducatifs de pays où récemment l’espagnol ou le français occupait le rôle de première langue étrangère. Plus précisément, les exemples ont été donnés de l'Italie, de la France et de la République Démocratique du Congo.

Lapo Orlandi de l’Associatio Radicale Esperanto d’Italie a soulevé la question de la démocratie en lien avec le patrimoine culturel et intellectuel. Le fait que certaines langues soient marginalisées et utilisées uniquement dans un cadre informel et/ou le contexte familial les condamne, a-t-il fait valoir.

Il a également fait remarquer que le débat comprend deux axes clés : la politique et l'économie. Il a précisé qu'Internet est plus qu'un simple espace virtuel, mais en fait, une partie du monde. « Quand les questions de langues sont présentées comme des questions externes, cela est trompeur, car elles sont en réalité totalement internes. Il s’agit d’un choix politique lié à des intérêts économiques et des courants de pouvoir », a-t-il souligné. Il a ensuite parlé de l'histoire de l'Italie et des bons et des mauvais « éléments » qui ont émané du pays. Il a évoqué le passé fasciste et a mis en garde contre de tels développements dans le présent.

Il a fait valoir que, bien qu'Internet soit de loin le média le plus multilingue et le plus démocratique, nombreux sont ceux qui, au moins dans son pays, tentent d'imposer partout l'usage de l'anglais en prétendant que cette langue serait celle d'Internet, des entreprises, ainsi que de l'innovation scientifique et technologique. Bien que cette circonstance ne soit pas prouvée, ces arguments sont mis en avant par des politiciens, des journalistes et même des intellectuels comme une idéologie : l'idéologie de la supériorité de la race anglo-saxonne. Ce qui se passe en Italie doit être pris très au sérieux car l'Italie a souvent été dans son histoire un laboratoire politique pour les meilleures et les pires pratiques. En particulier, le fascisme italien a très directement inspiré Hitler, Franco et plus tard les gouvernements fascistes d'Amérique latine. Selon M. Orlandi, il y aurait une sorte de fascisme linguistique mené aujourd'hui par le gouvernement italien qui a décidé très récemment de proposer un enseignement de toutes les matières dans les écoles publiques italiennes à des élèves italiens en anglais. Il sera bientôt nécessaire pour ces élèves d'être certifié en anglais à l'école primaire.

M. Orlandi a invité l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à prendre position en ce qui concerne les décisions qui conduisent à l'élimination du français dans les écoles publiques en Italie. Selon le représentant de la Francophonie, l'Italie n'est pas un membre de la Francophonie, ce qui rend plus difficile une prise de position officielle de la part de la Francophonie sur la question. Néanmoins, il a promis de transmettre le message aux personnes et organismes appropriés. M. Orlandi a noté que si l'Italie ne fait pas partie de la Francophonie, certaines de ses régions - comme le Val d'Aoste - sont dans le Comité des régions et dans l'Assemblée Interparlementaire de la Francophonie. Les Universités d'Aoste et de Turin font également partie de l'OIF.

Baudouin Schombé de la République Démocratique du Congo (RDC) s’est montré inquiet au sujet du passage du français vers l'anglais. Il a demandé à savoir ce que cela pouvait signifier pour son pays, étant donné que la RDC est culturellement ancrée dans la langue française, et possède en outre plus de 350 ethnies et 1.000 tribus. Le pays compte 60 millions d'habitants, avec quatre langues internationales parlées. 50% de tous les élèves parlent le français. « Si la France commence à utiliser l'anglais, que devons-nous faire? » a demandé M. Schombé. « Et que deviennent toutes les autres régions qui font partie de la Francophonie ? »

Tidjani Ben Jemaa a souligné que, pour que d'autres langues que l'anglais soient présentes sur le Net, il est nécessaire d'encourager les gens à réellement produire des contenus.

Deirdre Williams de SALCC, Sainte-Lucie dans les Caraïbes a souligné que sa langue maternelle est l'anglais. Le créole est parlé aussi à Sainte-Lucie. Un ancien Premier Ministre avait fait entendre que le créole ne pouvait pas s’écrire et de ce fait ne pourrait pas être utilisé dans le cyberespace. Mme Williams a dit que cette affirmation était fausse et a précisé que dans son île l’espagnole et le française sont étudiées comme des langues étrangères. Elle a recommandé que plus d'anglophones puissent être inclus dans le Coalition Dynamique dans le but de sensibiliser des personnes de langue anglaise à la problématique du rôle dominant de l’anglais en relation avec d’autres langues.

Lapo Orlandi a déploré que l'anglais soit devenu la langue de la recherche et du développement. Selon lui, cela est dû aux pressions des États-Unis et du Royaume-Uni. Il a déclaré que la réforme de Bologne était basée sur de bonnes idées et intentions, mais que le résultat ne l’était pas. « Mais au juste, pourquoi devrions-nous nous inquiéter de la diversité linguistique ? » A-t-il demandé. « L'anglais devient la langue du commerce, de la recherche, du développement et de l'information du public. » Selon M. Orlandi, la raison est simple : lorsqu'on perd l'usage d'une langue dans la vie publique, économique et politique, elle est marginalisée et commence à se limiter à la sphère privée.

La langue comme un miroir des cultures

Divina Frau-Meigs, Professeur à la Sorbonne en France a mentionné l'importance des langues dans un contexte culturel. Elle a souligné qu’à la différence du français, le portugais était à la hausse, grâce à la stratégie déployée par le Brésil, en liaison avec le Portugal et les autres pays lusophones.

Elle a déploré qu’à Paris, il ne restait qu'un seul lycée qui offre l'espagnol comme première langue étrangère, au lieu de l'anglais.

Elle a mentionné l'importance des technologies mobiles pour l'Afrique. Les téléphones portables ont dépassé les lignes téléphoniques fixes. Elle a fait valoir qu'il s'agissait d'une question d'accès aux flux d'informations. « La vraie question est celle centrée autour de la génération de contenus, » a-t-elle dit.

Selon Mme Meigs, la vraie question est donc autour de l'accès aux opportunités, ou en d'autres termes la pérennité de l'accès. Maîtriser l'information est un élément crucial.

Elle a souligné qu'il a été décidé qu'Internet est un moyen fondamental. Cela signifie que ce n'est pas seulement une question de communication, mais aussi une question d'accès.

Elle a mentionné qu’à la Sorbonne on parlait d’ « illectronisme » et d' « e-compétences », ce qui signifie la capacité d'accéder aux informations et aux contenus en ligne, « le mixage et le remixage », être capable de trouver les informations pertinentes. « Nous sommes donc face à une culture de l'information », a-t-elle souligné. « Et cette culture doit être accessible aux gens ordinaires, dans la vie locale. Elle doit répondre aux besoins. » Et elle a continué son propos : « seules un petit nombre de personnes saura produire des informations de qualité en ligne. De ce fait, il est nécessaire de prendre conscience que beaucoup d'informations disponibles sont d’une qualité médiocre. »

Quels sont ces besoins ? Réponse : les informations utiles pour la vie quotidienne, dont celles liées à la santé, au droit, à l’emploi, au logement, etc. Il s'agit de la consommation de ce qui est déjà disponible sur le Net. Selon Mme Meigs, il est possible d'encourager la création de contenus si et seulement si nous entrons dans la culture de l'information, de l'industrie créative et des biens culturels dans le cyberespace. Elle a soutenu que toutes les cultures ont une mémoire collective. Cela vaut en particulier aussi pour les cultures autochtones.

En outre, Mme Meigs a donné l'exemple des propriétaires fonciers qui avaient un pouvoir sur les travailleurs agricoles. Elle a comparé cette situation à celle en cours liée au cyberespace, en soulignant qu'aujourd'hui, les simples producteurs (de contenus) ne donnaient non seulement leur travail, mais également leur créativité et réflexions intellectuelles, leurs efforts de publication, etc. Elle a fait remarquer que ce n'était pas très encourageant pour les personnes vivant dans les pays en développement. Elle a également souligné que l'industrie de la création devait être intéressée par la politique. Sinon on arriverait à un manque de retour sur investissement. Elle a conclu : « Tout tourne autour de la gouvernance des cultures, et des langues comme vecteur de cultures. »

Génération de contenus

Louis Pouzin d'Eurolinc a souligné que le problème est actuellement un problème technologique autour des contenus. D’après lui, il est indispensable d’intégrer pleinement les technologies audio et visuelles permettant ainsi à des personnes analphabètes de s’exprimer dans leur langue, représentant des communautés linguistiques spécifiques. M. Pouzin a souligné, « nous devons passer à la communication orale, si nous voulons parvenir à une véritable diversité linguistique dans le cyberespace, ainsi apprendre à développer une économie de la langue. »

Daniel Pimienta de Funredes a souligné que la fracture est plus importante en termes d'accès que de contenus. 50% de toutes les pages consultées sur Internet le sont par le biais d’un moteur de recherche. Il a également souligné que la Chine est un cas intéressant dans la mesure où elle développe ses propres moyens de gestion de contenus et d'outils.

Pierre Dandjinou du Strategic Consulting Group et ancien représentant du PNUD a souligné qu’au bout du compte, tout relève de la satisfaction des besoins dans la vie réelle, permettant ainsi de trouver des réponses aux préoccupations quotidiennes. Il a parlé de son pays, le Bénin, où il a récemment participé à un atelier sur le Web 2.0. L’atelier était destiné aux collectivités locales. Les artisans locaux ont questionné l’utilité du Web pour leur vie quotidienne et l'amélioration de leur situation économique. Ce constat a fait dire à M. Dandjinou que la gouvernance locale liée au cyberespace était particulièrement importante dans une région telle que l'Afrique. Il a mis en garde les experts sur le fait de tirer des conclusions quant aux besoins des populations locales au lieu d'être à l'écoute de leurs préoccupations pratiques liées à l’emploi, à la santé, etc. Il a terminé en disant qu’en Afrique 75% du marché du travail relève du secteur informel. Il est nécessaire, selon lui, de trouver des stratégies concrètes intégrant cette dimension.

Selon Mme Meigs, pas assez de contenus sont mis en ligne dans le contexte académique en France. En outre, les systèmes utilisés ne sont généralement pas ouverts au public. Il en est ainsi pour la plate-forme fermée de la Sorbonne. Par conséquent, il n'est pas possible d'avoir un débat public sur les documents publiés. Dans d'autres cultures, telle que la culture anglo-saxonne, les gens semblent plus facilement prêts à publier en ligne des contenus. Mme Meigs a conclu sa déclaration en disant : « Il est nécessaire de penser de manière proactive ».

Promotion de la culture numérique

Andrey A. Shcherbovich de l'Université d'Etat de Russie a souligné l'importance du multilinguisme pour la Fédération de Russie, où plus de 40 langues officielles sont parlées. Il a dit que le multilinguisme est donc fondamental pour l’accès à l’information et à la communication au sein de la Fédération.

Promotion de l'alphabétisation numérique

  1. Les peuples autochtones et les langues – le problème est de les représenter dans le cyberespace – Ceci inclut les logiciels de symboles linguistiques spécifiques ;
  2. La maîtrise de l'information – la majorité des locuteurs de ces langues sont confrontés à des défis relatifs à l'alphabétisation, indispensable pour avoir accès à la connaissance ;
  3. Le patrimoine culturel – comment préserver les langues parlées par des minorités linguistiques, comment les traduire, comment les faire comprendre par d’autres ? Depuis 2008, le programme de l’"information pour tous" de l’UNESCO a permis aux acteurs de faire beaucoup de progrès dans le domaine de la diversité linguistique.

Marchés et besoins

Daniel Pimienta a souligné que la question de la diversité linguistique n'a pas été suffisamment prise en compte en termes de marketing. Selon lui, des démarches plus importantes sont nécessaires pour faire comprendre ce point. Il a également mentionné le British Council, qui, trois ans auparavant, avait mis en garde les citoyens du Royaume-Uni, les incitant à apprendre d’autres langues afin de pouvoir trouver du travail sur le marché de l’emploi international. « Les gens doivent commencer à comprendre qu'ils ont besoin d'être multilingue », a-t-il déclaré.

Andrew Mark d’Amglobal Computing à Washington a souligné que la diversité linguistique ne va pas disparaître mais plutôt devenir une question liée au développement économique dans le cyberespace.

Moteurs de recherche et bibliothèques numériques

Pierre Ouedraogo de la Francophonie a mentionné que les moteurs de recherche sont une question qui nécessite de l'attention, car ils ne répertorient pas le contenu disponible de manière suffisante. Il a également mentionné l'importance des bibliothèques numériques multilingues.

Tidijani Ben Jemaa était d'accord avec M. Ouedraogo, mais a demandé quelle serait la solution à la question des moteurs de recherche. « Est-ce de développer des approches comme la Chine? » a-t-il demandé.

Daniel Pimienta a souligné que la France avait mis au point un moteur de recherche fonctionnel : Exalead. Il a également souligné que le choix des moteurs de recherche est souvent une question de culture numérique et de confort en ligne.

Divina Frau-Meigs a souligné qu'une étude récente menée dans huit pays a montré que 95% des enfants utilisent Google.com. Il y a une exception à cette tendance : au Royaume-Uni, seulement 25% des enfants passent par ce moteur de recherche. Selon Mme Meigs, cela est dû à l'alphabétisation numérique et à la sensibilisation à d’autres options disponibles.

Proposition d’un Sommet Mondial sur la Diversité Linguistique

Compte tenu de la situation du multilinguisme dans son ensemble, il a été suggéré qu'il serait nécessaire d'organiser un Sommet Mondial sur la Diversité Linguistique. Afin de réaliser un tel projet, Lapo Orlandi a souligné qu'il est important que les principales parties prenantes, y compris l'Organisation Internationale de la Francophonie, l'UIT, l'UNESCO et l'Union Européenne, travaillent ensemble. D'autres participants ont soutenu cette proposition.

Pierre Ouedraogo a mentionné le Forum International sur le Multilinguisme de Bamako, événement qui avait eu lieu en janvier 2009 et qui avait été soutenu financièrement par l’OIF. Il a précisé qu'il pourrait y avoir un bon soutien de la part de l'UNESCO, étant donné que l'ambassadeur Karklins est maintenant Directeur Général Adjoint de l'Information et de la Communication au sein de cette structure. M. Ouedraogo a également mentionné le Fonds Francophones des Inforoutes, un mécanisme qui peut aider à promouvoir des projets liés au cyberespace et aux langues.

Andrey A. Shcherbovich s’est référé à la Résolution de Lena de 2008 comme l’un des documents utiles pour des discussions futures.

Daniel Pimienta a souligné que la diversité linguistique n'est plus une simple formalité mais est devenue une question importante qui mérite d’être traitée dans le cadre d’un Sommet Mondial.

Maaya

Pour de plus amples informations concernant Maaya, le Réseau Mondial pour la Diversité Linguistique, voir http://www.intgovforum.org/cms/dynamic-coalitions/73-linguistic-diversity et http://www.maaya.org

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