E-TIC/Mbam

From ICVWiki

Jump to: navigation, search
Département de Fatick
Département de Fatick

Contents

Situation géographique

Mbam se trouve à 3 km de Foundiougne. Foundiougne, la porte du Sine-Saloum Delta, est situé dans la région de Fatick. Elle est l'une des plus anciennes communautés du pays. Mbam est membre de Gensen, un réseau d'éco-villages du Sénégal.

Démographie

Mbam a une population de 3.000 personnes des groupes ethnique sérère, pulaar, diola et wolof. 40% de la population est musulmane, 40% chrétienne et 20% animiste.

Langue et culture

Religion : Musulmans (40%), chrétiens (40%) et les animistes (20%)

Economie et Commerce

La plupart des activités d'une entreprise commune : la plantation d'arbres, restauration de la mangrove, les projets d'énergie renouvelable (biomasse animale), la réhabilitation des sites sacrés, Faire des gilets de sauvetage, de l'Agriculture, pêche, lutte traditionnelle, Micro-crédit, la permaculture, petits projets de jardinage. La principale source de revenu dans le village provient de la production de gillets de sauvetage, de riz, d'arachides et de mangues.

L’éco-village de Mbam est une plaque tournante dans l’économie des îles du Saloum. Toutes les activités relatives au secteur primaire du pays sont présentes dans cette localité.

Agriculture, élevage et pêche

La plupart des activités d'une entreprise commune : la plantation d'arbres, restauration de la mangrove, les projets d'énergie renouvelable (biomasse animale), la réhabilitation des sites sacrés, Faire des gilets de sauvetage, de l'Agriculture, pêche, lutte traditionnelle, Micro-crédit, la permaculture, petits projets de jardinage. La principale source de revenu dans le village provient de la production de gillets de sauvetage, de riz, d'arachides et de mangues.

Dernières Initiatives communautaires : La collectivité a entrepris des projets de plantation de mangroves pour réduire l'impact de la salinisation et de l'érosion.

L’agriculture, la pêche et l’élevage sont pratiqués par une très grande majorité de la population, même si certains d’entre eux exercent d’autres activités parallèles, comme par exemple la maçonnerie.

Leur polyvalence est due à des restrictions naturelles liée à une brève saison des pluies. C’est principalement durant cette période, qui se situe entre juillet et octobre, que les agriculteurs s’adonnent à leurs activités.

Comme c’est le cas partout dans la région du « bassin arachidier » au centre, centre est et ouest du Sénégal, l’arachide occupe une place importante dans l’agriculture de Mbam. La majorité des villageois préfèrent cette culture, car elle est plus adaptée aux types de sols que présente cette zone, bien que sa commercialisation présente parfois d’énormes difficultés. Le millet est également très présent, car c’est un produit qui fait partie intégrante de la culture agricole Sérère. Cette agriculture est de type vivrière, les villageois cultivant essentiellement pour se nourrir. Cependant, ils vendent quand même une partie de leurs récoltes, ce qui leurs permet de pouvoir acheter d’autres denrées comme le riz qui n’est pas cultivé en abondance dans cette zone. On peut également noter la culture du maïs, du sorgho et de l’haricot chez certains agriculteurs.

Une autre facette que présente l’agriculture de cette région est le maraîchage. Même si ce dernier n’est pas très répandu dans ce village, quelques (cinq) jeunes s’y adonnent. Il faut dire que le fort taux de salinité de la nappe phréatique n’encourage pas la population à exploiter ce domaine. Ce phénomène est dû, sans nul doute, à l’avancée du bras de mer qui s’approche de plus en plus des terres occupées par les villageois.

Cette situation affecte les terres qui s’appauvrissent et se fatiguent encore plus vite, ce qui en même temps affecte leur productivité. C’est l’une des principales raisons qui pousse les paysans à utiliser les engrais chimiques qui, à la longue, créent une dépendance des terres de ces produits en l’absence desquels la production est durement affectée. Une autre activité non moins importante dans l’économie de la région est l’élevage. La situation de celui-ci est bien meilleure, même s’il est vrai qu’il ne se pratique pas de manière intensive. Tous les agriculteurs possèdent en général du bétail qu’ils utilisent aussi dans les activités champêtres. La présence des puits facilite d’autant plus cette activité du fait que le cheptel n’a nullement besoin de parcourir des kilomètres pour trouver une source d’eau. Son exploitation n’est pas régulée et les ventes se font généralement sous forme de marchandage dans les marchés hebdomadaires (Louma). Un éleveur peut également décider de commercialiser une où plusieurs bêtes qu’il avait, auparavant, pris le soin d’écarter du groupe pour un meilleur traitement en vue d’en obtenir un bon prix. Ce qui arrive dans la plupart des cas une ou deux fois par an.

Les principaux problèmes rencontrés dans cette activité sont liés aux maladies animales. En effet, la plupart des éleveurs ne consultent le vétérinaire qu’en cas d’urgence. Rares sont ceux qui suivent un calendrier préétabli en accord avec ce dernier. Certains d’entre eux, d’après leur dires, vaccinent leurs bêtes tous les six mois et ne leurs donnent aucune vitamine ou déparasitant. Ceci a favorisé l’apparition d’une nouvelle maladie qui se manifeste sous forme de gale et qui cause énormément de pertes aux éleveurs. Il existe aussi un parasite qui se loge juste sous les aisselles de la bête et qui suce le sang de ce dernier. Cette puce sévit généralement juste après la saison des pluies, car elle se cache dans les herbes sèches que les vaches vont brouter.

Une avancée est néanmoins à noter avec l’introduction, très récente, des nouvelles techniques d’insémination artificielle pratiquées sur quelques vaches, qui permettent d’accroître leur production en lait et de diversifier les races déjà existantes. La situation de la pêche est plus complexe. En effet, cette activité pourrait être l’une des plus rémunératrices de la région, mais sa régulation fait que ceux qui s’y adonnent, subissent la loi des acheteurs (mareyeurs) mandatés par l’usine de décorticage de Foundiougne. Cette communauté villageoise dispose de l’une des ressources halieutique les plus diversifiées du Sénégal. Dans ce bras de mer, existent toutes sortes de poissons mais les pêcheurs du village se focalisent essentiellement sur la crevette, repoussant ainsi la pêche au poisson à des dimensions plus rudimentaires et la réservant exclusivement à la consommation familiale.

Il n’y a pas de marché à la crevette et ce sont généralement les femmes et les mareyeurs qui imposent leur prix aux pêcheurs. Ces derniers les leurs vendent à des prix très bas qui varient entre 400 et 1800 francs CFA le kilogramme. Cependant, une fois décortiquée et séchée, la crevette se vend à des prix exorbitant atteignant les 3500 francs CFA par kilogramme au marché de Foundiougne. Ce qui n’est pas juste si l’on tient compte de l’effort fourni par le pêcheur qui ne peut s’adonner à cette activité que la nuit avec juste une lampe torche et un filet. Parfois, si la commande est assez importante, il est même obligé de louer une pirogue s’il n’en dispose pas d’une et tout cela (sans tenir compte ?) des dangers.


Les défis régionaux : les enjeux de notre communauté sont les problèmes liés à la désinfection de l'érosion des sols et la rareté de l'eau.

Dernières Initiatives communautaires : La collectivité a entrepris des projets de plantation de mangroves pour réduire l'impact des deux salinisation et l'érosion.

Communication

En ce qui concerne la communication, qui est la base même du projet E-TIC.net, elle se fait de manière irrégulière. Les acteurs de l’économie de cette localité utilisent rarement les outils technologiques.

Les téléphones portables sont les outils les plus présents, mais rares sont ceux qui en usent à des fins relatives à leurs activités d’agriculture, de pêche ou d’élevage. Généralement les discussions se font sous l’arbre à palabre, où chacun peut donner son avis. Cependant, il se peut que, lorsqu’une situation est vraiment inquiétante, des réunions se tiennent chez le président de la commission d’agriculture, mais cela ne se fait qu’exceptionnellement.

C’est seulement en de rares occasions que deux individus exerçants une même activité se téléphonent pour s’informer au sujet de la situation du marché ou de la santé des animaux. Il arrive aussi qu’un pêcheur reçoive une commande trop importante, alors ce dernier peut appeler un collègue pour obtenir de l’aide de sa part moyennant un pourcentage dans les gains.

Les défis régionaux : les enjeux de notre communauté sont les problèmes liés à la désinfection de l'érosion des sols et la rareté de l'eau.

Education

École d'accès : Il ya une école primaire et secondaire dans ce village. Le taux d'alphabétisation est d'environ 40%.

Santé

Accessibilité des soins de santé : La clinique de santé, maternités et des hôpitaux sont à environ 4 km.

Personal tools