E-TIC/Tombouctou

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Cercles de Tombouctou
Cercles de Tombouctou

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Situation géographique

La région de Tombouctou est située au nord du Mali. Elle est divisée en cinq cercles : Goundam, Diré, Tombouctou, Gourma Rharous et Niafunké. Chaque cercle comprend plusieurs communes rassemblant chacune des villages plus ou moins nombreux. Quatre grandes zones de peuplement sont réparties dans la région de Tombouctou : la zone des lacs, le Gourma, la vallée du fleuve et le Haoussa.

Tombouctou, photo: V. Krebs
Tombouctou, photo: V. Krebs

La région de Tombouctou est située au nord du Mali. Elle est divisée en cinq cercles : Goundam, Diré, Tombouctou, Gourma Rharous et Niafunké. Chaque cercle comprend plusieurs communes rassemblant chacune des villages plus ou moins nombreux. Quatre grandes zones de peuplement sont réparties dans la région de Tombouctou : la zone des lacs, le Gourma, la vallée du fleuve et le Haoussa. Le fleuve Niger représente la principale ressource en eau. Il traverse la région sur 400 km alimentant un système de mares et de lacs : Fati, Télé, Tanda, Horo, Faguibine... La plupart de ces mares et lacs connaissent depuis plusieurs années des baisses de niveaux importantes dues aux faibles précipitations, à l'irrégularité des crues et à l'ensablement. Malgré les difficultés rencontrées, l'économie des ménages de la région repose sur le secteur primaire : agriculture, élevage, pêche.

Les cercles de Tombouctou comprennent les collectivités territoriales d’Alafia, Ber, Bourem-Inaly, Lafia, Salam et Tombouctou.

Démographie

Tombouctou a actuellement une population estimée à environ 32.000 personnes (chiffre de 2006). Notons encore qu’au faîte de sa grandeur au XVe siècle, la ville comptait environ 100.000 habitants dont 25.000 étudiants pour la seule université de Sankoré.

Agriculture, élevage et pêche

Jardinage dans la Commune du Fleuve, région de Tombouctou, photo: V. Krebs
Jardinage dans la Commune du Fleuve, région de Tombouctou, photo: V. Krebs

Les activités commerciales les plus courantes sont l’agriculture, l’élevage et la pêche. Les produits cultivés sont notamment le riz et le blé. La disponibilité de l'eau est un problème, en particulier pour les éleveurs nomades vivant dans le désert. L'élevage occupe près de 60 % de la population. Les petits ruminants constituent la source de revenus la plus importante. Ces petits élevages familiaux, constitués principalement de moutons, d’âne, de chèvres et de volaille, sont présents dans tous les villages. La répartition du cheptel sur le territoire montre que l'élevage est pratiqué dans l'ensemble de la région. Mais cet élevage varie selon l'espèce animale, le lieu et la saison, ce qui lui confère son caractère mobile et transhumant. Les zones de concentration des troupeaux en saison sèche se trouvent dans la vallée près du fleuve alors qu'en hiver, les troupeaux se dispersent un peu partout dans le Gourma et le Haoussa, loin des aires de culture.

L'élevage pratiqué dans la région est de type extensif selon trois modes : transhumant, nomade et sédentaire.

L'élevage transhumant : C'est le système le plus pratiqué dans la région. Il est basé sur l'exploitation des pâturages et des points d'eau disponibles à certaines périodes de l'année. A l'intérieur de la région, la transhumance a lieu entre les pâturages d'hivernage (pâturages exondés) et de saison sèche (bourgoutières).

L'élevage nomade : Il se caractérise par la recherche permanente de pâturages et d'eau sans point fixe d'attache. Il s'effectue aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de la région.

L'élevage sédentaire : C'est un type semi extensif pratiqué surtout par les ménages agriculteurs ou agropasteurs qui confient leurs animaux à des bergers. Le bétail pâture loin des villages et des centres urbains. Les effectifs, plus réduits, se limitent à quelques moutons, chèvres et surtout bovins. Ces troupeaux sont exploités pour couvrir les besoins en viande des ménages. L'eau est tirée de puits creusés dans les villages ou à l'extérieur dans les zones les plus accessibles. Des mares permettent une alimentation en eau toute l'année. Cependant le déficit de pluviométrie croissant fait diminuer dangereusement leur niveau.

L'élevage des camelines caractérise la moitié nord du Mali. C'est une espèce très résistante qui s'adapte parfaitement aux conditions naturelles très difficiles de cette zone désertique. Les dromadaires, improprement appelés chameaux, sont les seuls animaux à pouvoir affronter la rigueur du climat saharien. Des caravanes de dromadaires partent chaque année pour un long périple de 700 kilomètres, de Tombouctou à Taoudenni pour récolter le sel qui servira à l'alimentation des animaux.

Taoudenni se trouve au nord du Mali, dans le Sahara, zone désertique ou seul le dromadaire peut survivre. Le transport par camion concurrence actuellement cette activité ancestrale.

Le rapport dont nous avons tiré certains des éléments ci-dessus fait état de la signature d'une convention de coopération décentralisée entre l'Association « Maison Pyrénéenne du Pastoralisme d'Azet », sise à la Mairie d'Azet (Azet-France) et la « Coopérative des éleveurs de Niafunké » .

Commerce et Prix du marché

Discussion avec le Chef de Village de Kabara, photo: V. Krebs
Discussion avec le Chef de Village de Kabara, photo: V. Krebs

Animaux : Il existe, dans la région du Sahara occidental, deux grands marchés pour les bêtes, l’un en Mauritanie, l’autre en Algérie. Au moment de l’écriture de ce rapport, il n’y avait aucune information disponible au sujet des prix pratiqués en Mauritanie et en Algérie accessible aux éleveurs de la région de Tombouctou. Il serait fort utile pour un éleveur malien de la région de Tombouctou de connaître les prix pratiqués en Mauritanie et en Algérie. Bien entendu, les lois essentielles du marché s’appliquent ici : plus il y a d’animaux et une demande faible, moins une bête coutera et inversement moins il y a d’animaux sur le marché et plus la demande est forte les prix grimpent. Les prix de marché des animaux se déclinent, entre autres, en fonction du cycle de reproduction des animaux. Les chèvres et les moutons se reproduisent tous les 5 mois. Le chameau, quant à lui, se reproduit tous les 2 ans et la vache prend 9 mois pour se reproduire. Le marché de Tombouctou est essentiellement un marché d’animaux et non de viande. Les négociateurs se rendent à Tombouctou une fois par semaine, tous les samedis. A Ber aussi, il y a une foire tous les samedis. Ils viennent des régions algériennes de Tamaraset et d’Adra et des régions de Mauritanie telles Nema et Walata. Des gros camions viennent, constitués de commerçants et intermédiaires. De manière générale, le marché de Tombouctou est intéressant pour les commerçants, car il est moins cher que ceux d’Algérie et de Mauritanie. Les plus grands consommateurs se trouvent en Sahara Occidental.

Dans le cadre du projet E-TIC, nous avons mené des recherches concernant les prix pratiqués. Les premiers résultats font état de différences très importantes entre les prix pratiqués à Tombouctou, et ceux d’usage dans le Sud de l’Algérie, où sont revendues les bêtes de Tombouctou (voir tableau 3). Tableau 3 : comparaison entre les prix pratiqués à Tombouctou et ceux du Sud de l’Algérie

Animaux: Prix moyens à Tombouctou (CFA) mise à jour 30/01/2010

  • Chèvres: de CFA 15.000 (EUR 23) à CFA 22.500 (EUR 34)
  • Moutons: de CFA 15.000 (EUR 23) à CFA 75.000 (EUR 115)
  • Vaches: de CFA 75.000 (EUR 115) à CFA 100.000 (EUR 650)
  • Chameaux: de CFA 150.000 (EUR 154) à CFA 300.000 (EUR 462)

Le nomade est éleveur ; il vit de ses animaux. Les animaux doivent se reproduire. Les chèvres et les moutons se reproduisent tous les 5 mois. Le chameau quant à lui se reproduit tous les 2 ans et la vache prend 9 mois pour se reproduire. Le marché de Tombouctou est essentiellement un marché d’animaux et non de viande.

Animaux: Prix moyens en Algérie (euros) mise à jour 30/01/2010

  • Chèvres: EUR 150
  • Moutons: EUR 300
  • Brebis: EUR 175
  • Vaches: EUR 200
  • Chameaux: EUR 435

Produits de première nécessité : Les commerçants font aussi des affaires avec les produits de première nécessité, comme le lait, le sucre, les pates, le thé, … Ils vont revendre les macaronis à CFA 300 (EUR 0.45) à Tombouctou, et à CFA 500 (EUR 0.80) à Bamako. Riz et millet : Le millet et le riz sont des denrées essentielles pour la survie des populations. Dans la région de Tombouctou, le riz est cultivé dans la région du fleuve, près du village de Koroyome, et est vendu sur le marché local exclusivement. Il couvre 70% des besoins de la région, les autres 30% sont importés de Chine. Le marché local doit viser l’autosuffisance, car il serait bien entendu préférable de pouvoir tout produire localement.

Langues et Culture

Dans cette partie du pays les langues parlées sont le bambara, le songhaï et le tamasheq. 100% de la population est de confession musulmane.

Communication

Radio Bouctou, Radio Communautaire de Tombouctou, photo: V. Krebs
Radio Bouctou, Radio Communautaire de Tombouctou, photo: V. Krebs

Téléphones portables : Actuellement, les téléphones portables sont le moyen de communication le plus utilisé. Internet : Il existe plusieurs lieux avec un accès à Internet à Tombouctou, mais la connexion reste très lente. Au Centre Communautaire de Tombouctou, la connexion coûte CFA 1.000 / heure. Radio communautaire : Il existe une Radio Communautaire, appelée « Radio Boctou », ainsi que l'antenne régionale de radio et de télévision nationale.

Santé

Il existe un hôpital à Tombouctou. Il est équipé avec un matériel de base et sert la ville, ainsi que les communautés installées dans les alentours.

Histoire

La légende (dans le Tarikh es-Soudan) rapporte que Tombouctou fut formée autour du puits d'une femme appelée Bouctou (originaire d'Essouk d'où le nom de la ville (Tin Bouctou, le puits de Bouctou). Les premiers campements pourraient remonter aux premiers siècles de l'histoire écrite. Lieu de campement des nomades berbères du XIIe siècle, la ville n'apparaît cependant dans l'histoire qu'au XIVe siècle quand l’Empire du Mali Mansa Moussa y fit construire une prestigieuse mosquée par l'architecte Abou Ishaq es-Sahéli. Au XVe siècle, la construction de la mosquée de Sankoré est à l’origine d’une université islamique de renommée internationale. Jusqu'à 25.000 étudiants fréquentèrent la ville sous le régime de Sonni Ali Ber (Sonni Ali le Grand). La ville a ensuite construit sa prospérité sur les échanges commerciaux, dont l'esclavage, entre la zone soudanaise du Sahel africain et le Maghreb. Elle eut son apogée au XVIe siècle. Sa richesse déclina lorsque les Européens ouvrirent la voie maritime pour le commerce entre l'Afrique du Nord et l'Afrique noire. Le déclin de la ville commença au XVIIe siècle avec l'instabilité politique et l'apparition de la traite négrière qui rapprochait cette activité des côtes.

Alors que le Soudan français demeure une colonie française, Tombouctou devient par la loi française du 18 novembre 1955 une commune de moyen exercice, dirigée par un maire, fonctionnaire nommé par le chef de territoire, assisté d’un conseil municipal élu par un collège unique Kô Samaké. La loi du 2 mars 1966 donne un statut commun à toutes les communes créées avant l’indépendance du Mali en 1960. Aujourd’hui, un conseil municipal élu désigne en son sein le maire et un ou plusieurs adjoints.

Situation actuelle

Campagne d’information et de sensibilisation

Dans le cadre des activités du projet E-TIC, un nombre d’entretiens ont été organisés et enregistrés sur bande audio avec différentes personnes clés de la région, dont notamment : Mohammed Lahrach, Maire de Salam ; Mhaman Touré, Chef de Village de Kabara ; le Chef de Village de Koroyome ; M. Tapo, Commune de Toye ; M. Abdel Kader Kaye, Directeur Radio Buctou ; Asisa Denkatra, Première Adjointe du Maire de Tombouctou ; M. Ahmed Al Kouri, Président de la coordination des journalistes des radios libres et de l’écrit ; M. Traoré, Directeur de la Radio ORTM. De plus, un entretien concernant le cadre et l’utilité du projet E-TIC avec Mme Krebs, Directrice exécutive d'ICVolontaires, a été enregistré et diffusé par la radio ORTM. Une délégation du projet E-TIC de Tombouctou, conduite par son représentant Shindouk Lamine, s’est rendue du 10 au 14 septembre 2009 dans la commune rurale de Salam dans les « sites » d’Hassi Ismaël. Hassi désigne le campement où se trouve un puits et Ismaël le chef de la communauté.

Communauté Oulad Nagim, région de Tombouctou, photo: V. Krebs
Communauté Oulad Nagim, région de Tombouctou, photo: V. Krebs

La délégation a également visité les sites suivants : Al Fundria, Atuil et Neketchma, au sein de communautés résidentes sédentaires, de communautés nomades, d’éleveurs, d’habitants vivant autour du point d’eau.

A Hassi Ismaël s’est tenue une rencontre animée par le représentant du projet E-TIC et d’ICV Tombouctou, accompagné pour la circonstance par Ali Oud Si Mohammed, Secrétaire de séance. Il a été question d’expliquer l’essence du projet E-TIC et de sensibiliser les différentes communautés à l’objectif du travail fait par l’organisation ICV. Après avoir expliqué l’esprit de l’organisation et les objectifs attendus, les communautés ont pris la parole en posant plusieurs questions. Monsieur El Hammed, Chef de tribu de l’Ahmeri, a pris la parole et a demandé : « alors, si j’ai bien compris, votre organisation facilite la communication. Dans le cadre du projet E-TIC, elle se propose d’œuvrer comme intermédiaire entre éleveurs et agriculteurs, par exemple en communiquant le prix d’un mouton à la frontière mauritanienne le même jour que l’éleveur cherche à vendre son mouton à Tombouctou. Ou pour prendre un autre exemple, s’il y a des criquets à 100 km de notre endroit, l’information peut être communiquée dans les minutes qui suivent et donc bien avant l’arrivée même des criquets. C’est une bonne chose, car rien que d’avoir cette information peut limiter les dégâts. Mais ma question est la suivante : est-ce que dans tout ça -- je parle au nom des éleveurs -- nous qui ne savons pas lire et écrire, comment pouvons-nous avoir cette information ? Si c’est par SMS, il faut au moins savoir manier et décrocher un téléphone. Quelles sont les dispositions pour rendre accessible cette information à nous autres ? » Le représentant d’ICV a répondu : « Vous avez bien saisi le projet. Un outil très important pour cette communication avec les éleveurs, c’est la radio. On n’a pas besoin de lire et écrire pour pouvoir écouter la radio. Nous comptons beaucoup travailler avec les journalistes des radios communautaires pour que l’information puisse être transmise de cette façon. ‘E-TIC c’est vous, c’est la base’. » Pratiquement, tout autour de ces sites, étaient posées les mêmes questions. Excepté pour Hami Hamed, qui a fait remarquer que, comme il y a eu des années de sécheresse, les animaux sont morts… Il a demandé, « est-ce qu’à la place de l’information, il ne peut pas y avoir de l’eau ? » Shindouk, en répondant à sa question, a expliqué que le téléphone est mille fois moins cher qu’un puits. Est-ce qu’il préfère mille puits ou l’information que son ennemi va arriver pour le tuer. Il a demandé : « Quelle information est plus importante ? » Ensemble, toute l’Assemblée s’est mise à rire : d’une seule voix, tous ont répondu… « oui l’information ! ».

Ainsi, pour résumer, la population de la commune rurale de Salam a bénéficié de la sensibilisation pour un total de 5 sites, avec un minimum de 20 personnes clés par réunion, dont notamment des représentants des communautés, à savoir les conseillers ou chefs des secteurs du village ou les sages de la tribu. Chaque site visité compte une population d’environ 1.500 habitants, ce qui correspond à un total de 7.500 personnes.

Ainsi, avant de mettre fin à la mission qui a amené E-TIC dans la commune de Salam, il a été important de rencontrer le Maire, le premier responsable de la Commune en son siège, en présence de ses conseillers, rencontre qui fut très intéressante et constructive en termes d’échanges. Ces derniers ont permis de relever que la Commune de Salam, selon son Maire, a besoin de communication et des instruments qui puissent la faciliter plus que jamais, car sa commune est la plus vaste de tout le Mali. Elle est composée d’éleveurs dans son ensemble, et les éleveurs sont difficiles à atteindre, car ils sont mobiles. Une nouvelle radio, couvrant un périmètre de 200 km, vient de voir le jour entre août et décembre 2009. Ainsi, le Maire a salué l’initiative d’E-TIC et a encouragé de faire de sorte que notre projet soit proche des populations afin de les accompagner dans ce qui est le plus difficile, à savoir la sensibilisation. Ainsi s’est terminée, le 14 septembre 2009, la mission de sensibilisation dans la Commune de Salam.

Du 19 au 24 septembre 2009, une délégation est partie pour une visite d’information à Aglal Toya, Kuyame, Tegaya, Tintiamba et Tireli. Ces communes, villages et sites sont composés de Tamasheqs, de Bérabishs, de Sorais, de Bosos et de Peuls. Pratiquement, dans toutes ces zones, les chefs de fraction ont été informés de l’arrivée de la délégation. Pour chaque rendez-vous, la population était au grand complet. Toutes les conférences ont duré en moyenne 4 heures : échanges, discussions, questions et réponses. Toutes les questions tournaient autour du rôle des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) et étaient claires et directes. E-TIC est géré par une organisation non gouvernementale, apolitique qui a comme objectif la sensibilisation et le suivi, l’information du peuple pour le peuple.

Entretien avec le Chef de Village de Koroyome (village du fleuve), région de Tombcoutou, photo: V. Krebs
Entretien avec le Chef de Village de Koroyome (village du fleuve), région de Tombcoutou, photo: V. Krebs

Résultats obtenus

  • Entretiens enregistrés ;
  • Identification des besoins ;
  • Entretien avec l’ORTM de Tombouctou ;
  • Retransmission de l’émission fin août 2009 ;
  • Séances de formations avec différentes populations, coordonnées par les équipes locales ;
  • Collecte de données et prix de marché ;
  • Sensibilisation des acteurs de terrain impliqués dans l’élevage et l’agriculture.

Prochaines étapes

Les prochaines étapes seront celles liées à la collecte d’informations précises moyennant d’un questionnaire. Par ailleurs, la suite de l’accompagnement et des formations pour les éleveurs est prévue dans les communes où œuvre le projet. Il est nécessaire de les former pour savoir vacciner les animaux, apprendre à déterminer les dosages. Quant aux agriculteurs visés par le projet E-TIC, il s’agit de femmes pauvres à qui ces terres ont été données. Il convient d’aider ces agriculteurs à cultiver bio, pour créer un village bio d’agriculture.

Actions prévues en 2010

Région du fleuve, photo: V. Krebs
Région du fleuve, photo: V. Krebs

Les plaques solaires sont une bonne source d'énergie, Tombouctou Le programme prévoit les actions suivantes :

  • Faire le lien avec les radios communautaires de la région ;
  • Réaliser des entretiens avec différents acteurs ;
  • Alimenter le site Internet en informations pertinentes ;
  • Organiser des formations dans la région de Tombouctou pour les éleveurs, les agriculteurs et les journalistes de radios communautaires ;
  • Faire le lien avec le téléphone portable et les services SMS possibles ;
  • Participer à des activités nationales en temps utile, par exemple les festivités du cinquantenaire du Mali qui aura lieu en 2010 ou encore autour de la biennale à Tombouctou est un moment propice pour diffuser l’information.

Populations visées : Nous nous concentrons notamment sur deux communautés :

1ère communauté : communauté d’Oulad Najim

  • 1500 personnes, 160 familles (nomades)
  • 1 puits pour ces 1500 habitants : consommation en eau par habitant et cheptel confondus :
  • 73 litres par jour en période chaude, hivernage 21 litres, et saison de froid 13 litres.
  • Un cheptel de : 320 ânes, 1600 moutons, 1600 chèvres, 800 chameaux.

2ème communauté : populations vivant au bord du fleuve Niger

  • 1500 personnes, 140 familles (sédentaires)
  • Un cheptel de : 560 ânes, 1400 moutons, 280 chèvres, 1400 bœufs.
  • Consommation en eau : 76 litres par jour en saison chaude, 19 litres en période dite hivernage, 16 litres en période dite de froid.

Actions qui seraient utiles dans un deuxième temps

Dans un deuxième temps, il serait utile d’envisager les activités suivantes (pas prévues dans cette phase du projet) :

  • Aider à la mise en place d’une culture d’un terrain bio d’un hectare (à définir nature des semences), formations sur les pratiques de cultures bios ;
  • Analyser l’eau pour une future installation d’une station d’épuration d’eau ; installation de la station d’eau ;
  • Lien avec l’école du désert Oulad Nagim .

Le livre lié à la santé, écrit par Mme Miranda Lamine, pourra servir d’outil de sensibilisation, notamment en matière de prévention de maladies des enfants. Il s’agira d’imprimer le livre. Quant à l’axe eau du projet, il est nécessaire d’effectuer des analyses d’eau, ce qui suppose le prélèvement d’échantillons d’eau pour faire une analyse et de vérifier la qualité de cette eau. Il est possible aussi de travailler avec les enfants du campement, femmes et enfants scolarisés. Quant à l’école, il faut de quoi payer l’instituteur.

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